| Chambres d'hôtes Vézelay Morvan Bourgogne | Le DOMAINE de DRÉMONT | ||||||||||||||||||
| - Un élevage bovin au coeur du bassin Charolais - | |||||||||||||||||||
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Présentation
de
l'exploitation agricole Le domaine de Drémont est une exploitation agricole spécialisée dans la production extensive de bovins et ovins allaitants* sur prairies. Il compte : - 100 ha de prairies groupées autour du corps de ferme, - 55 vaches allaitantes de race majoritairement Charolaise, - 80 brebis allaitantes, soit, selon la période de l'année, entre 170 et 350 animaux sur la ferme Les problématiques du Domaine Depuis notre arrivée en 2005, nous avons été confrontés à plusieurs difficultés : - Une très forte surcharge de travail (faible mécanisation des tâches quotidiennes, bâtiments archaïques, grosses difficultés de vêlage de la race Charolaise) ; - Un potentiel agronomique de nos terres inférieur à nos prévisions ; - Une conjoncture pour le moins défavorable : les prix de vente n'ont pas augmenté depuis trente ans, ils sont inférieurs ou égaux au coût de production, et les primes compensatoires sont en baisse. Que faire, donc ?? les réponses au quotidien dans notre dossier "actualités" ... |
![]() * INDEX : Vache "allaitante" : qui allaite son veau. C'est une race bouchère par opposition aux races laitières Stabulation : bâtiment d'élevage bovin Cheptel : ensemble des animaux d'élevage d'une exploitation agricole. |
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| Les actualités du Domaine | ![]() |
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| 18
Janvier 2012 : Nous souhaitons
une bonne année à tous nos lecteurs !
L'hiver arrivera-t-il ? 12 mois que le temps n'en fait qu'à sa tête... Le mois de Décembre aura été trempé mais doux. Et malgré toute cette eau, j'estime "à la louche" que nous aurons eu environ 50% de la pluviométrie normale sur l'année 2011... Notre premier agneau et nos premiers veaux (des jumeaux) sont nés coup-sur-coup hier. Ni les uns ni les autres n'étaient attendus : les jumeaux sont nés un peu tôt du fait même qu'ils aient été des jumeaux, et l'agneau nous indique que nous avons sevré la génération précédente un peu tard !! |
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| 6 Novembre 2011 : Grâce à une pluviométrie correcte cet été et à l'automne, les dégâts de la sécheresse du printemps seront finalement limités, bien que nous n'ayons récolté que les 2/3 de nos besoins en fourrage et nous nous ayons 12 ha de prairie à re-semer... (Ironie du sort, une grosse fraction des fourrages a été mouillée par la pluie lors de la récolte, au détriment de sa qualité. Météo France s'est particulièrement distingué par ses mauvaises prévisions cet été...) Le parc de contention est opérationnel et a déjà bien servi : tri des animaux, soins, chargement en bétaillère, surveillance de la croissance des veaux... Il est grand temps maintenant de sevrer les veaux pour reposer les mères qui peinent à les nourrir avec la raréfaction et l'appauvrissement de l'herbe. Mais, pas d'inquiétude : avec l'aide du cheval et du parc de contention, c'est maintenant de la rigolade ! |
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| 23 Juillet 2011 : Ah ! Enfin ! 79 mm depuis mon dernier mot ! Voilà du pain béni, même si ça ne rattrapera pas les dégâts antérieurs, et même si nos hôtes en chambres d'hôtes n'ont pas tout à fait partagé notre enthousiasme! |
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| 10 Juillet 2011 : Alors qu'une bonne partie de la France semble avoir bénéficié d'un mois de Juin relativement bien arrosé, ici, toujours rien. Nous atteignons péniblement les 55 mm depuis le 15 mars, soit 20 % de la pluviométrie normale. Les prairies fraîchement semées n'ont pas levé. La pousse de l'herbe, pour le foin ou le pâturage, a été dérisoire : la chute de rendement atteint les 70%. La paille est rare et vaut de l'or... Par chance, nos amis nous soutiennent : l'un a accueilli toutes nos jeunes vaches dans des prés dits "humides" à 60 km de chez nous, et les autres nous fournissent de la paille et du foin pour nourir les vaches cet hiver... (La paille n'a qu'un faible intérêt nutritionnel, mais elle apporte les fibres indispensables au bon fonctionnement du rumen de la vache.) Et malgré la tourmente, on ne perd pas le moral ! Les travaux d'aménagement de la grange en face de la maison sont bien avancés : le mur et le plancher sont tombés, il ne reste plus qu'un fouillis innommable à déblayer (vieilles crèches, piliers de soutien, râteliers...). Quant au parc de contention derrière la même grange, les premiers poteaux sont fermement scellés ! Un très, très grand merci aux nombreux jeunes qui sont venus nous prêter mains fortes ! |
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| 8 Juin 2011
: La pluie, la pluie.... elle est là, à toutes les tables ! mais dehors, le soleil cogne.... Il semble pourtant que nous soyons plutôt bien servis avec 43 mm depuis le 15 mars (moins d'un quart de la pluviométrie normale). Le malheur des éleveurs comme nous est qu'ils "trinquent" deux fois dans ces situations : la première fois parce que la chute des rendements n'est pas compensée par une augmentation des prix de vente de leurs productions, et la deuxième fois parce que ce qu'ils n'ont pas récolté, ils devront l'acheter, au prix fort ! Mais, "ne nous inquiétons pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même"... alors, profitons du beau soleil, piquons une tête dans le bassin ! |
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| 2 Mai 2011 : 5 mm de pluies en un mois et demi.... Heureusement, le malheur de nos prairies fait le bonheur de nos hôtes en chambres d'hôtes qui se réjouissent de trouver un temps de juillet au mois d'avril !! A dire vrai, les agneaux aussi sont ravis : une herbe peu abondante mais encore riche, avec de la chaleur, leur sont très favorables! Nous avons entamé la 1ère étape d'une série de travaux d'aménagement de nos bâtiments. La charpente de la grange en face de la maison a été renforcée en prévision de l'abattement d'un mûr et d'un plancher, ouvrant ainsi un espace de 350m² de stabulation/bergerie accessible en tracteur. Petite surprise, "notre" chouette effraie semble enfin avoir emménagé dans le nichoir que nous lui avions construit... il y a bien 3 ans ! (comme ils sont vexants parfois...) |
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| 17 Mars 2011 : Enfin les prémices du printemps! L'hiver a commencé tôt, mais le printemps ne se sera pas fait attendre! Les grues ont fini leurs migrations causantes vers le nord, les violettes sont en pleine fleur, les moineaux et les rouge-queues sont très affairés, chasse-poursuites des buses variables, et même un alyte accoucheur mal informé pousse la chansonnette! |
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25 Février 2011 : Les agnelages ont commencé. Une prolificité exceptionnelle cette année, avec une moyenne pour l'instant de "2,5" agneaux par brebis sur un tiers du troupeau ayant agnelé. Les agneaux se portent bien mais nous sommes obligés de complémenter en lait bon nombre d'entre eux, les brebis ayant du mal à nourrir correctement 3 agneaux. Les vêlages, pour leur part, continuent. Les conditions très humides que nous avons en ce moment sont néanmoins défavorables, et tout le monde est un peu malade. L'agriculteur courre d'une bête à l'autre pour les soigner. Mais qu'à cela ne tienne, il est bien aidé! |
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| 15 Janvier 2011 : Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance de notre premier veau croisé Charolais Limousin. (Fruit d'une autre nouveauté 2010). L'élevage de bovins pure race est la norme en France, mais c'est une aberration technique! (tout le monde sait que les "bâtards" sont plus solides que les pures races...) |
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| 1er Janvier 2011 : (1er
article) C'est une première! Nous avons retardé la date des premiers vêlages de 1 mois et demi par rapport aux autres années. Nous avons donc passé un Noël tranquille sans veaux. De justesse, puisque nous en avons eu 6 depuis! Aucun problème à signaler : les veaux sont petits, impeccable! Autre "première", Les aménagements que nous avons réalisés dans les prés l'été 2010 nous ont permis de laisser bon nombre d'animaux dehors pour l'hiver, résolvant ainsi la crise du logement qui s'annonçait. Bien nourries, les bêtes sont très bien dehors : pas de problèmes d'hygiène et de mauvaise ventilation des bâtiments. Et pour nous, moins d'animaux en bâtiments, c'est moins de paille consommée et de meilleures conditions d'hébergement. Par contre, dans les parcelles concernées, la pousse de l'herbe au printemps sera retardée. |
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Pourquoi faut-il promouvoir une agriculture comme la nôtre ? Ils vous ont dit : ne mangez pas de céréales : ça pollue et c'est bourré de gluten ; ne mangez pas de poisson : vous participez au pillage des mers ; ne mangez pas de fruits et légumes : c'est plein de produits chimiques ; ne mangez pas de viande : ça consomme notre bon blé ; ne mangez pas de soja : ça déforeste ; les oeufs et les produits laitiers, n'y pensez même pas, c'est aussi de l'élevage : ça tue, ça pollue, ça affame le monde, et de toutes les façons, le lait n'est pas une alimentation adaptée à des adultes... Alors, ce soir, à dîner.... -
Attention, ce plaidoyer ne concerne
que les élevages extensifs à
semi-extensifs de ruminants allaitants -
(ce qui est le cas de la plupart des élevages bovins ou ovins viande en France) * * *
- Les
prairies, des petits bijoux écologiques...Les arbres, les haies, les marres, l'absence de produits chimiques font des régions d'herbages les garantes du maintien de la biodiversité animale et végétale, et des paysages. (Les abeilles adorent !) Les prairies sont le meilleur moyen de lutte contre l'érosion, et d'excellents dépollueurs des engrais du voisin qui pourraient ruisseler. A ce titre, elles participent à la protection de la qualité des cours d'eau. La culture de l'herbe est très faiblement consommatrice de fuel, et le sol, non labouré, stocke énormément de CO2. Les prairies sont donc LA seule culture à avoir un impact positif sur l'environnement !!! Et les ruminants sont les seuls animaux "alimentaires" à pouvoir valoriser ces terres peu productives, peu accessibles, et d'une façon ou d'une autre inadaptées à d'autres cultures. - On vous dit : "il faut 6 kg de bon grain pour produire un kilo de viande bovine"... Première réaction : Ce chiffre est une valeurs maximale qui ne s'intéresse qu'à la phase finale de la production (l'engraissement) de jeunes mâles en système intensif. Il ne prend en compte ni l'ensemble de la "population" bovine (reproducteurs nourris essentiellement à l'herbe), ni le fait que certains élevages font mieux, ni encore le fait qu'environ 1/3 de ce grain soit en fait des déchets de céréales. Deuxième réaction : "Et alors ?" La faim dans le monde ? En l'absence de pénurie globale de grain, mieux vaut chercher un autre coupable que l'élevage (comme les spéculateurs et les soit-disant "bio" carburants, par exemple). Troisième réaction : Il est pourtant vrai qu'il est absurde de nourrir avec du grain des herbivores aussi adaptés à la consommation de fourrage que les ruminants. Mais ce n'est pas une fatalité : avant la révolution industrielle, les ruminants ne connaissaient pas les céréales dont la consommation a explosé suite aux politiques productivistes d'après-guerre lorsqu'on a considéré que c'était un bon moyen d'écouler les stocks. Aujourd'hui, dans des élevages comme les nôtres, c'est un objectif technique, économique et environnemental de limiter la consommation de céréales. Il est fréquent en élevage ovin (chez nous par exemple), plus rare en élevage bovin, de produire de la viande uniquement avec des fourrages. - On vous dit : "l'élevage pollue" Les effluents : Faîtes pipi sur votre gazon, votre gazon s'épanouira. Faites pipi 10 fois au même endroit, votre gazon grillera. En élevage extensif, les déjections animales (fraîches ou comme fumier) sont souvent la seule fertilisation apportée au sol. Si vous alimentez une vache avec un hectare d'herbe et que ses déjections sont également réparties sur un hectare - impossible de polluer. Vous nourrissez la terre qui à nouveau nourrira la vache. Aujourd'hui, même en agriculture bio, il n'y a pas vraiment de solutions pour produire des céréales sans déjections animales. Les traitements chimiques : Les herbages, et les rares cultures bio, sont les seules terres en France à ne pas être arrosées d'herbicides, insecticides, ou fongicides. Les gaz à effet de serre : Les ruminants produisent du méthane. Certes, mais les rizières aussi ! Et les céréales émettent énormément de CO2 provenant du sol (labour) et du travail mécanique, et du N2O par les engrais azotés qu'elles reçoivent. Quant aux cultures sans labour, elles nécessitent plus de traitements chimiques et de puissance mécanique... - On vous dit : "on maltraite les animaux"... On pourrait en parler longuement, mais franchement, je crois que c'est globalement hors-sujet dans des élevages (semi-) extensifs... Attention à l'anthropomorphisme... - On vous dit : "on tue sauvagement des animaux"... Nous ne parlons pas ici de poulets industriels aux Etats-Unis... Même s'il y a toujours des progrès à faire, les conditions d'abattage chez nous sont faites pour minimiser le stress des animaux. Si leur mort nous fait peur, c'est qu'elle nous renvoie à la nôtre, qui risque fort d'être plus pénible... Il est par ailleurs surprenant que, par amour de la nature et des animaux, on puisse se refuser à les manger, par là-même se plaçant au-dessus de cette nature et niant notre place en son sein. - Antibiotiques et hormones : Il n'y a pas d'utilisation d'antibiotiques de routine ni d'hormones sur les animaux. Alors,
faîtes
un geste pour l'environnement,
MANGEZ DU BOEUF et du MOUTON, BIO, pour encourager la filière à faire mieux encore !! |
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Les problématiques de l'agriculture Pour ceux qui s'intéressent aux grandes problématiques de l'agriculture, voici un peu de
"grain
à moudre":
- Société Civile n°106, le quotidien de l'IFRAP (13 p) un état des lieux complet de l'agriculture française : productivité, nombre d'agriculteurs, comparaison avec l'Europe, revenus, le poids de l'administration, etc... - Pour les anglophones, un reportage de la BBC s'intéressant à l'agriculture d'après l'ère du pétrole : "A farm for the future", part 1 2 3 4 5 Avril 2009 |
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